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Après avoir participé aux grandes heures de l'empire romain, il vécut essentiellement en compagnie des paysans italiens. Selon une théorie répandue, il aurait été baptisé "mastino", vers le XII ème siècle, par analogie au mot latin "mansio" qui signifie "maison". On avance aussi la possibilité d'une déformation du latin classique " mansuetus" qui signifie " apprivoisé", en "mansuetinus", puis masetinus...
Quoi qu'il en soit, l'existence de notre héros sentait un peu la fin de carrière. A partir du XV ème siècle , les rois d'Aragon, qui régnèrent durant trois siècles sur les Deux Siciles, régénèrent les vieilles souches de mâtins italiens en leur apportant le sang de leurs fameux "parros de pressa ". Durant cette époque, le mastino s'implanta dans le royaume de Naples, particulièrement en Campanie.
Malheureusement, son élevage en arriva à être exclusivement cantonné dans cette région, où il devint une tradition familiale, permettant à la race de survivre tant bien que mal pour la garde des maisons et parfois la chasse du gros gibier. Le cheptel déjà appauvri, faillit être décimé au cours des deux guerres mondiales.
Huit sujets seulement furent présentés à l'Exposition de Naples de 1946. Autant dire que les visiteurs des régions septentrionales furent saisis : ils n'avaient jamais vu de mastino ! L'écrivain et cynologue Pierot Scanziani fut, quant à lui époustouflé par un mâle du nom de Guaglione. Après trois ans de patients efforts, il parvint à démarrer son propre élevage à Rome avec l'affixe " di Villanova". D'autres passionnés emboîtèrent le pas à celui qui fut qualifié de "reconstructeur" de la race. Leur travail aboutit rapidement à la reconnaissance officielle du mâtin napolitain dont le prototype était l'étalon Guaglione, premier champion et premier sujet inscrit au Livre des Origines Italiens.
La France accueillit à bras ouvert le mâtin de Naples en 1975. Voici donc près de vingt ans que l'élevage se développe avantageusement dans notre pays. Au club, on souhaite naturellement que la mode et ses ravages n'atteigne pas la race, et que soit préservé un cheptel dont la qualité n'a plus rien à envier à la production italienne
Race italienne très ancienne, largement répandue à l’heure actuelle en Europe et aux Etats-Unis. Le Mâtin de Naples dégage une force et une puissance impressionnante par rapport à la douceur de son regard.
Le Mâtin de Naples laisse rarement indifférents ceux qui le croisent.
Le Mâtin de Naples a été sélectionné pour le combat de puis presque le nuit des temps.Le Mâtin de Naples est un chien qui vit auprès des Italiens de puis des siècles. Il a eu toutes les fonctions au fil des siècles : chien de guerre, de chasse, de protection des troupeaux, de cirque…
Il faut remonter au légendaire Mâtin du Tibet pour retrouver les origines du Mâtin de Naples.
Le Mâtin du Tibet était un molosse de grande taille, au poil hirsute, à la tête courte et large, à la longue queue recourbée sur le dos. Il accompagnait les troupeaux et gardait les temples.
Ce molosse du Tibet est l’ancêtre commun de presque tous les dogues.
Les molosses d’Epire, utilisés pour le combat et pour tirer des chariots, descendent directement de lui, ils ont le museau plus court.
Lors de la conquête du monde par Rome, les armées romaines découvrent les molosses d’Epire puis les molosses certes qui servaient dans les armées.
Des sujets de chaque sont ramenés en Italie. Le croisement obtenus entre ces différents molosses fait perdre au chien sa queue recourbée sur le dos, il devient plus bas sur pattes, perd son poil long, son museau devient plus court. Ces chiens combattaient dans les arènes des cirques et servaient de gardiens aux grandes villas patriciennes.
L’histoire du Mâtin de Naples se joue dans le Sud de la péninsule, en Sicile plus précisément puisque les Espagnols y débarquent amenant leurs propres chiens aux membres courts et à la tête imposante.
Le chien qui résulte de ce nouveau croisement est un chien au crâne et au museau larges, au prognathisme marqué et aux masséters puissants, aux fanons abondants et à l’ossature très développée. C’est ce chien qui fait son entrée dans les cours italiennes et y devient très populaire. On en retrouve des représentations sur des fontaines, des médailles et des peintures.
Ce molosse disparaît avec la fin de la domination des Bourbons. On ne le retrouve que beaucoup plus tard auprès des paysans et des bergers en tant que gardien et protecteur des troupeaux.
Le terme de Mâtin apparaît à cette époque et vient du mot italien « Massatinus » qui signifie gardien de domaine
La première guerre mondiale décime totalement la race et ne laisse que très peu de sujets vivants. Il est sauvé in extremis par Pierot Scanziani qui tombe par hasard sur ce molosse au cours d’une promenade dans la campagne napolitaine.
C’est en 1948 que les premiers Mâtins de Naples sont présentés à une exposition canine mais ils manquent à cette époque d’harmonie et d’homogénéité entre les chiens présentés. Aussi ce sont les efforts d’élevage des passionnés qui a permis de reconstituer cette race.
Comme la plupart des grands chiens, le Mâtin de Naples est un descendant des Dogues du Tibet, chiens de garde et d'attaque de grande taille qui existent encore aujourd'hui. Ces Dogues sont toujours employés pour la garde et la survellance des campements et des villages himalayens. Tout étranger qui s'approche est aussitôt signalé et les 80 kilos de l'animal sont dissuasifs !
Ces chiens de grande taille ont quitté leur haut plateaux il y a environ vingt-cinq siècles pour se répandre vers l'ouest ou ils ont acquis une seconde dénomination de "molosses" en passant en grèce.
En effet, molosses est la déformation de Molossie, une des provinces d'Epire dans la grèce antique.
Un légionnaire à quatres pattes
Le Mâstino Napoletano est donc lui aussi un de ces molosses dont on retrouve la trace plusieur dizaines de siècles dans le temps sur un bas relief aasyrien, qui le représente sous son aspect actuel : même masse imposante, même allure, même tête puissante et ridée. Connu depuis des siècles dans le sud de l'Italie, il fut utilisé de tout temps pour la garde comme dans le lointain Tibet sa patrie d'origine, mais aussi pour la chasse aux fauves encore nombreux à cette époque (loups, ours, lynxs, sangliers...). Sa carure, sa facilité à être dressé, allaient en faire un candidat tout désigné pour la guerre.
Les romains ne tardèrent pas à en faire un auxiliaire indispensable et efficace de leur légions. Elles se lançaient alors à la conquête de l'Europe et du Moyen-Orient.
Gardien de Riches
A Naples, ce sont les riches patriciens qui ont généralisé l'emploi du Mâtin : en effet, eux seuls avaient les moyens d'entretenir ces chiens. Ils les employaient pour garder les riches villas et leurs dépendances. la nuit, les Mâtins étaient lâchés à l'interieur des enclos et dissuadaient les voleurs d'y pénétrer. On peut à la rigeur se défaire d'un de ses molosses, mais contre deux ou trois d'entre eux c'est pratiquement impossible.
Pour la gade et la compagnie
Les Mâtin de Naples possèdent les qualités suivantes héritées de leur ancètre le Dogue du Tibet : courage, docilité et fidélité à leur maitre ainsi qu'à ses enfants. Ils possèdent un grand sens du devoir, mais se montrent méfiants à l'égard des étrangers. Ces qualités en font d'excelent chiens d garde et de compagnie. Ils ont aussi servi d'exécuteurs récalsitrant et d'évadés...
Les Mâtin de Naples accompagnaient donc les légions romaines dans leurs pérégrinations à travers l'Europe, ils servaient de chiens d'attaque dans leurs rencontres guerrières et surtout de gardiens la nuit sur le remparts des "oppida" (en latin oppidum désigne une place forte : un oppidum, des oppida) où ils évitaient de mobiliser de nombreuses sentinelles, pour garder les longs chemins de ronde où ile étaient lâchés en liberté et rendaient impossible toute attaque surprise.
Entrez dans la ronde
Au moyen âge, les Mâtins Napolitains sont indifféremment employés encore pour la garde, le combat ou la chasse au fauves.
Les féodaux emploieront ce type de chien pour la vénerie du grand gibier : "le livre de la chasse" de Gaston Fébus, comte de foix et gran chasseur, est rempli d'illustrations où l'on peut voir des chiens du type mâtins employés aussi bien à la traque du cerf, qu'à la chasse du sanglier en passant par celle du bouquetin. On retrouve le même genre d'illustration dans un autre livre de chasse de la même époque intitulé : "le livre de la chasse du roiMaudius et de la reine Ratio" rédigé en 1370 pour Bourgogne par henri de Ferrière gentilhomme Normand.
C'est aussi encore à cette époque qu'ils sont employés comme remplaçant des gardes sur les chemins de ronde des villes fortifiées, quelquefois longs de plusieurs kilomètres.
Par la suite, c'est surtout à la chasse que les mâtin de naples ont étés employés jusqu'au XVIII ème siècle.
Classification FCI : Groupe II Section 2
(Molosses) origine Italie Aspect Général
Chien lourd, massif et trapu de grand format, dont la longueur du tronc dépasse la hauteur au garrot. Proportions Importantes
La longueur du tronc dépasse de 10% la hauteur au garrot.
La longueur de la tête est égale au 3/10 de la hauteur au garrot.
Le rapport crâne-museau est de 2 à 1.
Comportement et Caractère
D'un caractère ferme et loyal, pas agressif ou mordant sans raison, protecteur de la propriété et de ses habitants, il est toujours vigilant, intelligent, noble et majestueux.
Tête Courte et massive, avec un crâne large au niveau des arcades zygomatiques; sa longueur atteint environ les 3/10 de la hauteur au garrot.
Peau ample avec rides et plis, dont le plus typique et le mieux marqué part de l'angle palpébral externe pour descendre jusqu'à l'angle labial.
Les axes longitudinaux supérieurs du crâne et du museau sont parallèles.
Région Crânienne
Le crâne est large, plat, en particulier entre les oreilles, et, vu de face, légèrement convexe dans sa partie antérieure.
La largeur bi zygomatique dépasse la moitié de la longueur de la tête.
Les arcades zygomatiques sont très proéminentes, mais avec des muscles plats. Les saillies des os frontaux sont très développées; le sillon frontal est marqué; l'apophyse occipitale est à peine indiquée.
Stop : Bien marqué.
Région Faciale Truffe : Placée dans le prolongement du chanfrein, elle ne doit pas déborder sur la ligne verticale antérieure des lèvres ; elle doit être volumineuse avec de grandes narines bien ouvertes. Sa couleur est en rapport avec celle de la robe noire chez les sujets noirs, gris-brun foncé chez les chiens d'autre couleur, et marron chez les robes brunes.
Museau : 11 est très large et haut; sa longueur correspond à celle du chanfrein et doit être égale au tiers de la longueur de la tête. Les faces latérales sont parallèles entre elles, de sorte que, de face, le museau a une forme pratiquement carrée.
Lèvres : Charnues, épaisses et amples, les lèvres supérieures, vues de face, forment à leur point de rencontre un "V" renversé. Le bord inférieur latéral du museau est formé par les lèvres supérieures; leur partie la plus basse est la commissure labiale, avec des muqueuses visibles situées à la verticale de l'angle externe de l’œil.
Mâchoires : Puissantes, avec des os de la mâchoire bien robustes et des arcades dentaires qui s'adaptent parfaitement. La mandibule doit être bien développée en largeur.
Dents : blanches, régulièrement développées, bien alignées et en nombre complet. Articulé en ciseaux, c'est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées à l'aplomb des mâchoires, ou articulé en pinces, c'est-à-dire que les incisives supérieures sont en contact bout à bout par leur bord libre avec les incisives inférieures.
Yeux : Situés sur un même plan frontal, ils sont bien écartés l'un de l'autre; l'ouverture palpébrale est presque ronde ; le globe oculaire est légèrement enfoncé. Par rapport à la couleur de la robe, la couleur de l'iris est plus foncée. L' oeil peut cependant être plus clair avec les robes de teinte diluée.
Oreilles : Petites par rapport au format du chien et de forme triangulaire, elles sont plates, accolées aux joues et attachées au-dessus de l'arcade zygomatique. Quand elles sont coupées, elles ont la forme d'un triangle presque équilatéral.
Cou Profil : Le profil supérieur est légèrement convexe. Longueur : Plutôt court, il mesure environ 2,8/10 de la hauteur au garrot.
Forme : En forme de tronc conique, il est bien musclé. A mi-longueur, le périmètre est égal à environ 8/10 de la hauteur au garrot.
Peau
Le bord inférieur du cou est riche en peau lâche qui forme un double fanon bien divisé, mais pas peu fourni; il part au niveau des branches de la mandibule et ne dépasse pas le milieu du cou.
Tronc
La longueur du tronc dépasse de 10% la hauteur au garrot.
Ligne Supérieure
La ligne supérieure du dos est droite; le garrot est large, long et pas très sorti. Dos Il est large et d'une longueur d'environ 1/3 de la hauteur au garrot.
La région lombaire doit être harmonieusement unie avec le dos et la musculature doit être bien développée en largeur.
La cage thoracique est ample, avec des côtes longues et bien cintrées. La circonférence du thorax dépasse d'environ 1/4 la hauteur au garrot.
Croupe
Elle est large, robuste et bien musclée. Son obliquité par rapport à l'horizontale mesurée sur celle du coxal est d' environ 30°. Sa longueur est égale aux 3/ IOde la hauteur au garrot.
Les hanches sont protubérantes au point d'atteindre la ligne supérieure lombaire.
Poitrine
Elle est large et ouverte avec des muscles pectoraux bien développés. Sa largeur est en rapport direct avec celle du thorax et atteint les 40-45 % de la hauteur au garrot.
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